CIRQUE

FRACTALES

Compagnie Libertivore

Lieu : Espace Jéliote

Genre : Danse- Cirque 

Public : à partir de 10 ans

Durée : 1h45

Date : 
Mardi 15 février à 20h30

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Écriture, mise en scène : Fanny Soriano

Regard chorégraphique : Mathilde Monfreux et Damien Fournier

Interprétation : Kamma Rosenbeck, Nina Harper, Voleak Ung, Vincent Brière, Léo Manipoud Musique : Grégory Cosenza

Costumes : Sandrine Rozier assistée de Cécile Laborda

Lumière : Cyril Leclerc

Scénographie : Oriane Bajard et Fanny Soriano

 

Ce qui frappe dans cette proposition et qui reste imprégnée longtemps dans la rétine du spectateur, c’est l’indicible beauté de ces cinq corps que Fanny Soriano révèle avec un sens aigu de l’équilibre entre l’image, le rythme et la matière. Au sein d’un univers mouvant, rayonnent ces cinq individus. Par le langage du cirque et du mouvement dansé, ils accompagnent la lente métamorphose de l’environnement naturel dont ils font partie. En haut, en bas, tantôt dessus, tantôt dessous, tour à tour corps-objets ou corps-agissant, ils déploient leurs circonvolutions, se confrontent à la matière organique (un arbre, des racines) pour mieux s’y fondre. Telles les fractales, rien ici n’a de début ni de fin mais on sent que la fin de toute chose est aussi le commencement d’une autre. C’est un spectacle envoûtant, mené par des acrobates et danseurs à la fluidité fascinante.

 

Un peu sonnés et très émus, on ressort du spectacle avec l’impression d’y avoir partagé un vrai cycle de vie, bercés en toile de fond par l’image de la fractale, figure générant le continuum. Un des grands moments de cette Biennale Art du Cirque, Marseille 2019. JULIE BORDENAVE-Web Zibeline

JE PARLE A MES OBJETS

LORSQU’ILS SONT TRISTES

Compagnie Monsieur Le Directeur

Auteur, compositeur et interprète : Christophe Bouffartigue

Lumière : Gautier Gravelle

Son : Christophe Calastreng

 

On s’attend à une performance à la corde lisse, installée au centre du plateau. Un homme sort de la pénombre, en compagnie d’un mannequin de vitrines de magasin. Le "couple" danse. L’homme n’a pas de nom. La poupée, elle, en a plein. Elle en a autant que l’homme veut lui en donner.

Dans le regard de cet personnage agité, tour à tour séducteur, aimant, brutal ou tendre, la poupée a une vie intérieure, des pensées et des sentiments que l’homme lui attribue avec un naturel déconcertant. Un dialogue impossible est engagé. Nous sommes au cœur d’un fantasme masculin jamais exploré sur scène avec autant d’acuité et de sincérité alors même que tout sonne l’artifice de la relation. Seule peut-être la musique électrique dont l’homme joue magistralement ou les numéros de corde qu’il invente pour elle, nous ramènent à des sensations connues de nous.

 

On sort profondément touché.es par la force de ce spectacle et par l’audace de cet artiste : inviter Christophe Bouffartigue, précisément un 8 mars, journée internationale des droits des femmes, nous a paru comme une évidence que nous souhaitons partager avec le plus grand nombre.

Avant le spectacle

18h • Rencontre sur les violences faites aux femmes

Gratuit sur inscription auprès de l'Espace Jéliote

Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, le journaliste Jérémie Lamothe, qui a participé à une cellule d’enquête sur les féminicides à l’échelle nationale, viendra nous faire part de son expérience.

Son regard sera croisé avec ceux d’autres intervenant·e·s issus de notre territoire et qui œuvrent pour lutter contre les violences conjugales.

Avec

  • Jérémie Lamothe, journaliste au Monde, membre de la cellule d'investigation sur les féminicides en 2018

  • Anne Mourany et Yann Legouic, de l'Association Du côté des femmes (Oloron Sainte Marie)

  • Nathalie Nouais (maréchale des logis-cheffe), de la Maison de Protection des familles - Gendarmerie Nationale (Pau)

  • Groupe d'Appui des Violences Intra-Familiales - Gendarmerie Nationale (Oloron Sainte Marie)

Lieu : Espace Jéliote

Genre : Cirque/Objet

Public : Dès 12 ans

Durée : 1H10

Dates : Mardi 08 mars à 20h30

Je parle à mes objets lorsqu'ils sont tristes

LA CHUTE DES ANGES

Compagnie L’oublié(e) – Raphaëlle BOITEL

Lieu : Espace Jéliote

Genre : Cirque 

Public : à partir de 10 ans

Durée : 1h10

Dates : Mardi 05 avril à 20h30

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Mise en scène et chorégraphie : Raphaëlle Boitel

Collaborateur artistique, scénographie, lumière : Tristan Baudoin

Musique originale et régie son : Arthur Bison

Costumes : Lilou Hérin

Rigging, machinerie et complice à la scénographie : Nicolas Lourdelle

Interpètes : Tristan Baudoin, Marie Tribouilloy, Clara Henry, Sonia Laroze, Loïc Leviel, Nicolas Lourdelle, Emily Zuckerman

 

Production Cie L’Oublié(e) – Raphaëlle Boitel coproduction OARA (Office Artistique Région Nouvelle-Aquitaine), Agora PNC Boulazac Aquitaine, Le Grand-T, théâtre de Loire-Atlantique, Peak Performances Montclair (USA), Plateforme 2 pôles cirque en Normandie / La Brèche à Cherbourg – Cirque-Théâtre d’Elbeuf, Le Carré Magique, PNC en Bretagne / Lannion, Le Grand R scène nationale de La Roche-sur-Yon, Carré Colonnes à St-Médard-en-Jalles et Blanquefort, Le Quai des Arts – Relais Culturel régional à Argentan, Les 3T – scène conventionnée de Châtellerault, Maillon, Théâtre de Strasbourg – Scène européenne

 

Interprètes : Emily Zuckerman, Clara Henry, Marie Tribouilloy, Lilou Hérin, Loïc Leviel, Tristan Baudoin, Nicolas Lourdelle

 

La Chute des anges est suspendue entre ciel et terre. Trois câbles retiennent des hommes-marionnettes par le cintre de leur pardessus noir, dessinant les silhouettes qui pleuvent sur la toile en clair-obscur. Le spectacle est un fil que chacun tire à lui, avec ses propres références visuelles ou cinématographiques.

 

Danse, cirque et théâtre se mélangent. La mécanique des bras articulés et mécanique des gestes des personnages tentent de dialoguer. Les hommes paraissent les jouets d’une technologie supérieure mais… « Dans la chute, il y a toujours la question de la manière dont on s’en relève. Ce spectacle ne dit pas comment il faut vivre mais suggère que le bonheur est à chercher dans les relations humaines et la solidarité » dit Raphaëlle Boitel, jeune circassienne qui aime déployer son imaginaire sur des grands plateaux éclairées par des lumières sophistiquées qui jouent aussi leur rôle dans cette mécanique des mouvements.

 

La Chute des anges est une expérience visuelle, muette et intarissable pourtant. On croit entendre le langage des gestes. Les tableaux sont d’une beauté stupéfiante, d’une pureté à couper le souffle. - Bénédicte Forgeron- Chiavini –Théâtre contemporain.net